Chaque année, des dizaines de milliers de prélèvements sont réalisés en France dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle (dispositif PSPC) déployés sur la chaine alimentaire par la DGAL . Ils permettent à l’État de contrôler la sécurité sanitaire des aliments et d’adapter ses actions lorsque cela est nécessaire.

Mais concrètement, comment cela fonctionne ? Qui réalise ces prélèvements ? Où sont-ils effectués ? Que deviennent-ils une fois envoyés au laboratoire ?

Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes.

📍 Avant le prélèvement

Combien de prélèvements du dispositif PSPC sont réalisés chaque année en France ?

Entre 60 et 80 000.

L’objectif n’est pas de contrôler chaque aliment, mais de réaliser des prélèvements répondant à des objectifs précis, définis selon une analyse des risques.

Comment savoir ce qu’il faut prélever ?

Les prélèvements ne sont pas réalisés au hasard. Chaque année, la Direction générale de l’alimentation (DGAL), pilote et coordonne les plans de surveillance et de contrôle (PSPC).

Ces plans définissent précisément les prélèvements à réaliser en fonction des objectifs de surveillance et de l’analyse des risques. Ils précisent notamment :

  • les espèces ou les denrées concernés ;
  • les substances ou agents recherchés ;
  • les lieux où les prélèvements doivent être effectués ;
  • le nombre de prélèvements à réaliser ;
  • les modalités de prélèvement, d’analyse , d’interprétation et de gestion des éventuelles non-conformités

Les services de l’État sur le terrain réalisent ensuite ces plans programmés.

Qui réalise les prélèvements ?

Les prélèvements sont réalisés par des agents habilités des services de l’État ou des délégataires, dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle pilotés par la Direction générale de l’alimentation (DGAL).

Selon les plans, ils interviennent dans différents secteurs de la chaîne alimentaire.

Où sont réalisés les prélèvements ?

Les prélèvements peuvent être effectués tout au long de la chaîne alimentaire :

  • dans les exploitations agricoles ;
  • dans les élevages ;
  • dans les abattoirs ;
  • dans les ateliers de transformation ;
  • dans les entrepôts ;
  • dans certains commerces et marchés.

Chaque plan définit précisément les lieux concernés.

Pourquoi ne prélève-t-on pas tous les produits ?

Il serait impossible d’analyser chaque produit mis sur le marché.

Les PSPC reposent sur une approche fondée sur l’analyse des risques : les prélèvements sont réalisés là où ils apportent le plus d’informations pour surveiller la sécurité sanitaire des aliments et protéger le consommateur.

🧪 Pendant le prélèvement

Que contient exactement un prélèvement ?

Un prélèvement n’est pas seulement un échantillon de denrée alimentaire.

Il est également accompagné d’informations indispensables à son analyse, comme :

  • le type de produit, qu’on appelle “matrice” ;
  • son origine ;
  • le lieu et la date du prélèvement ;
  • les analyses demandées ;
  • les informations nécessaires à sa traçabilité.

Ces données permettent au laboratoire et aux services de l’état d’interpréter correctement les résultats.

Comment un prélèvement est-il identifié ?

Chaque prélèvement reçoit un identifiant unique qui le suit tout au long de son parcours.

Cette identification garantit sa traçabilité entre le terrain, le laboratoire et Maestro.

🔬 Après le prélèvement

Que devient un prélèvement une fois arrivé au laboratoire ?

À réception, le laboratoire vérifie le prélèvement puis réalise les analyses prévues par le plan correspondant.

Selon les cas, il peut rechercher :

  • des résidus de médicaments vétérinaires ;
  • des résidus de produits phytopharmaceutiques ;
  • des contaminants chimiques ;
  • des agents pathogènes ;
  • des radionucléides, des OGM non autorisés,
  • ou d’autres substances définies par le plan.

Une fois les analyses terminées, les résultats sont transmis aux agents via l’outil Maestro.

Combien de temps s’écoule entre le prélèvement et les résultats ?

La durée varie selon les analyses réalisées.

Certaines peuvent être disponibles rapidement, tandis que d’autres nécessitent plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en raison de la complexité des méthodes analytiques.

Peut-on refaire une analyse si besoin ?

Selon les situations, des analyses complémentaires ou des contre-analyses peuvent être réalisées, dans le respect des procédures prévues par la réglementation et les protocoles applicables.

Les modalités dépendent notamment du type d’analyse et du contexte dans lequel le prélèvement a été réalisé.

Quel est le rôle de Maestro dans tout ce processus ?

Derrière chaque prélèvement se cache un important travail de coordination et de traçabilité. C’est précisément le rôle de Maestro.

Développé dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle (PSPC), Maestro accompagne les agents de l’État à chaque étape du parcours d’un prélèvement : de sa programmation à l’enregistrement des informations sur le terrain, en passant par l’édition des documents nécessaires, le suivi de son acheminement vers le laboratoire et la réception des résultats d’analyse.

En centralisant les informations dans un outil unique, Maestro facilite le travail des différents acteurs impliqués, améliore la qualité des données collectées et contribue à assurer une traçabilité fiable des prélèvements tout au long de leur parcours.

S’il est avant tout un outil métier destiné aux agents de l’État, Maestro participe, à son échelle, au bon fonctionnement du dispositif qui contribue chaque jour à la sécurité sanitaire de notre alimentation.