Lorsqu’on entend le mot “design”, on pense souvent aux couleurs, aux icônes ou à l’apparence d’un site web, d’une appli ou d’un outil. Pourtant, dans un produit numérique comme Maestro, le design va bien au-delà de l’aspect visuel.
Le rôle d’un designer UX/UI est avant tout de concevoir un outil qui répond aux besoins de celles et ceux qui l’utilisent au quotidien.
Concevoir pour des utilisateurs, pas pour des écrans
Un bon design ne cherche pas à rendre une interface “jolie”. Il cherche à rendre une tâche plus simple.
Dans Maestro, les utilisateurs sont des agents de l’État qui réalisent, coordonnent ou suivent des prélèvements dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle (PSPC). Leur priorité n’est pas de découvrir une interface innovante : ils ont besoin d’un outil clair, fiable et efficace qui leur permette de travailler dans de bonnes conditions.
Le travail du designer consiste donc à comprendre leurs besoins avant même de dessiner la moindre interface.
Observer avant de concevoir
Concevoir une nouvelle fonctionnalité commence rarement devant un logiciel de conception graphique.
La première étape est souvent d’aller sur le terrain, d’observer les pratiques, d’écouter les utilisateurs et de comprendre les difficultés qu’ils rencontrent.
Quelles sont leurs missions ?
Comment les réalisent-ils aujourd’hui ?
Avec quels outils, digital ou non ? Avec qui ?
Quelles informations leur manquent ?
Ou quelles informations ne sont pas claires ?
À quelles étapes perdent-ils du temps ?
Quelles sont les manipulations inutiles ?
Ces observations permettent d’identifier les véritables problèmes à résoudre, qui sont parfois très différents de ceux imaginés au départ.
Simplifier sans simplifier à l’excès
Dans un outil métier, certaines procédures sont complexes parce qu’elles répondent à des exigences réglementaires.
Chez Maestro, cette démarche fait partie intégrante de notre façon de travailler. Pour mieux comprendre les réalités du terrain, notre designer UX/UI et d’autres membres de l’équipe sont allés à la rencontre des agents et de leurs partenaires, en les accompagnant dans leurs missions, dans les différents contextes pour comprendre les contraintes propres à chacun :
– en production primaire végétale, chez les producteurs ;
– en abattoir;
– en élevage;
– en grande distribution, aux côtés des préleveurs délégataires chargés de réaliser les prélèvements non pris en charge par les agents d’État.
Ces immersions permettent de voir ce qu’aucune réunion ne peut montrer : les gestes du quotidien, les contraintes de terrain, les outils utilisés, les informations recherchées, mais aussi les petits irritants qui, mis bout à bout, peuvent compliquer le travail des agents.
Ces observations nourrissent ensuite la conception de nouvelles fonctionnalités ou l’amélioration de celles qui existent déjà, avec un objectif simple : créer un outil réellement adapté aux besoins de celles et ceux qui l’utilisent au quotidien.
Le design est un travail collectif
Le designer ne travaille jamais seul.
Chaque évolution est construite avec les experts métiers, nos développeurs, notre chargée des opérations, notre chargée de déploiement et, surtout, les utilisateurs et utilisatrices.
Les échanges permettent de concilier plusieurs exigences : répondre aux besoins du terrain, respecter la réglementation, garantir la faisabilité technique et assurer la cohérence du produit.
Le résultat est toujours le fruit d’un travail d’équipe.
Tester avant de développer
Une bonne idée sur le papier ne fonctionne pas toujours dans la réalité.
Avant qu’une fonctionnalité soit développée, il est souvent préférable de la faire tester auprès des futurs utilisateurs. Faire tester une maquette graphique ou un prototype permet de recueillir des retours très tôt, d’identifier les points de blocage et d’ajuster le parcours avant d’investir du temps dans le développement.
Pour cela, pas besoin d’y passer des semaines et d’échanger avec des dizaines d’utilisateurs et utilisatrices ; tester auprès de 2-3 personnes ayant des missions similaires permet déjà d’obtenir un grand nombre de retours pertinents.
Et rien n’empêche de mettre en place cette démarche de tests après, une fois qu’une 1ère version de l’outil, de la fonctionnalité est développée et mise dans les mains des utilisateurs et utilisatrices, dans une logique d’amélioration continue de l’outil.
Cette démarche évite de créer des fonctionnalités qui répondraient mal aux besoins du terrain.
Un design réussi est parfois invisible
Lorsqu’une interface est simple à utiliser, on oublie souvent le travail qu’elle a nécessité.
Pourtant, derrière un bouton bien placé, un formulaire intuitif ou un parcours fluide se cachent des heures d’observation, de réflexion, de tests et d’améliorations.
Les meilleurs compliments qu’un designer puisse recevoir sont :
“ Je n’ai même pas eu besoin de réfléchir pour utiliser l’outil ”
“ Ça me simplifie la vie, vous me faites gagner un temps fou ”
“ J’avais peur de ne pas réussir à utiliser le nouvel outil mais là, je suis rassuré(e)”
Le design au service de l’intérêt général
Dans un service public numérique, le design ne vise pas à capter l’attention ou à faire passer davantage de temps sur une application.
Son objectif est tout autre : permettre aux agents de réaliser leurs missions plus facilement, limiter les erreurs, améliorer la qualité des données et faire gagner du temps aux équipes.
En simplifiant le travail quotidien des agents, le design contribue directement au bon fonctionnement du dispositif des plans de surveillance et de contrôle et donc garantir la sécurité des denrées alimentaires que consomment chaque jour les français et françaises. Et lorsque les outils sont mieux adaptés aux besoins du terrain, c’est l’ensemble du service public qui gagne en efficacité.







